Je souligne que l'émission "Chez F.O.G." sur France 5 s'y rendra le 25 avril pour recueillir les impressions de lecteurs, coups de gueules et coups de coeur des lecteurs locaux.
samedi 12 avril 2008
Au Poivre d'Ane
Je souligne que l'émission "Chez F.O.G." sur France 5 s'y rendra le 25 avril pour recueillir les impressions de lecteurs, coups de gueules et coups de coeur des lecteurs locaux.
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mercredi 9 avril 2008
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Libellés : don delillo, l'homme qui tombe
vendredi 4 avril 2008
Staying Alive
Un fric-fraqueur a récemment déclaré froidement détester Kanye West. Ça se défend ; chacun ses raisons. La mienne est très simple : mon ulcération quasi immédiate à l'écoute de son massacre du "Harder Better Faster Stronger" des Daft Punk, considéré pourtant par quelques uns comme le meilleur featuring du moment. Quelle fantastique plaisanterie ! Déjà parce que le morceau original n'avait besoin d'aucun rajout, mais surtout parce que placer de la voix sur un sample vocal est une hérésie sonore, un procédé peu recommandé qui donne rarement de bons résultats, croyez-en un ancien de la radio(1). Malheureusement quand je parle des Daft Punk, je suis rarement objectif. Jamais, même, pour être honnête. Mes mots sont tout de suite teintés de la nostalgie de mes années technoïdes, pendant lesquelles je bradais volontiers 4 CDs pour me payer un vinyle et me prosternais devant les nouvelles stars que sont devenus aujourd'hui les Dj's. Aaahh les 90's… [Flashback]
1994. Marseille ; Bouches du Rhône. Un confortable T3 dans le 5e arrondissement. Première année de Faculté de Pharmacie à La Timone [rejet immédiat : 2 heures de prérentrée en amphi et le reste de l'année à manger des Captain'Choc(2) devant "les Feux de l'Amour"]. La techno fait son entrée dans le paysage musical et acquiert petit à petit ses lettres de noblesse à grand renfort de soirées légendaires où naissent les grands noms de la musique électronique. J'écume les raves, m'imprégnant des premiers hymnes, futurs classiques conservés jalousement dans des caisses poussiéreuses, et guette les V2 qui vous font exploser le cerveau à grand renfort de sons extraterrestres. Malheureusement, à cette époque, sauf de posséder une platine vinyle (type Technics MK2 de préférence), aucune chance de ramener chez soi un peu de l'atmosphère de ces moments de grâce. La solution s'impose alors d'elle-même : déposséder mes parents de leur antique machine à rayer les disques, une vieille Thorens à courroie qui n'offre alors que 2 alternatives technologiques : 33t ou 45t. Un coup de chiffon, un belle feutrine : elle est fin prête. Première étape : la recherche d'un fournisseur de disques. A l'époque, pas compliqué, le seul dealer de techno est le Smart Import, premier record shop (disquaire?) spécialisé de Marseille, temple du vinyle où viennent s'approvisionner en munitions d'étranges individus qui deviendront les Jack, Paul, Did et autres inévitables Dj's marseillais. Itinéraire simple : prendre à gauche la rue St Pierre, traverser la Plaine et descendre la rue des trois mages jusqu'au 19. Deuxième étape : trouver des capitaux ! Les allocations logement n'étant pas suffisantes, j'entame la vente à la criée de mon lot de CDs de hard rock [mais qu'ai-je donc fait?!]. Tout y passe, du pire au meilleur : Poison, Skid Row, Guns n' Roses, Métallica, Sépultura, Anthrax, Faith no more, Megadeth, etc… pour finalement en retirer que quelques centaines de francs. Mon premier pécule en poche, je pénètre fièrement dans l'antre du skeud mais trop timide pour interrompre les conversations des spécialistes qui mixent dans les meilleurs disco-clubs de la ville, je mime le connaisseur et commence à faire défiler entre mes doigts fébriles les pochettes colorées qui renferment les trésors tant convoités. Rapidement mon œil est attiré par deux mots écrits en rouge sur une étiquette noire, "Daft Punk", furtivement aperçus tournoyant sur une platine du Dj occasionnel d'un club du Vieux Port. Pochette noire, étiquette sobre du label Soma. Connais pas. On verra une fois rentré ; sur mon antique Thorens. Surtout ne pas faire le mec qui hésite ; se présenter avec conviction au comptoir et régler la somme due à Olive, maître des lieux. Je sors. Une fois rentré, j'entame le cérémonial qui deviendra vite une habitude : sortir le disque de sa pochette, le déposer sur la feutrine, mettre en route la courroie, positionner la tête sur les premiers sillons silencieux de la galette de plastique et écouter. Crépitements. Râles faiblards. Incompréhension. Déception… Simple erreur de débutant : ne pas oublier de connecter la platine à son entrée spécifique amplifiée – "phono". Le branchement modifié, je réitère le geste et découvre alors, dans la solitude de ma chambre, le son Daft Punk. "New wave/Assault/Alive" était mon premier vinyle et marquerait d'une pierre noire le début de ma vie électronique.
[/Flashback]
Certaines mauvaises langues pourraient résumer la carrière des Daft Punk à une série d'expérimentations sur l'utilisation abusive des filtres et des effets spectaculaires en tous genres, les résumer à un duo de bidouilleurs géniaux qui ont passé à la moulinette les machines électroniques les plus efficaces comme le Vocoder ou la TB303(3). C'est pas faux. Et c'est ce qui les rend géniaux. Parce qu'au-delà de la maîtrise technique, le meilleur du son électronique s'obtient parfois lorsqu'on pousse la machine à commettre des erreurs, qu'on la pousse dans ses derniers retranchements, qu'on contrarie sa logique et qu'elle accouche d'aberrations improbables, d'erreurs ou de dérapages sonores inattendus. Ainsi nos deux encasqués de l'espace, armés d'instruments et d'un enthousiasme propre à cette période de découverte, nous ont offert quelques véritables morceaux de bravoures en arrachant les tripes de leurs pianos électriques :
- Le révolutionnaire "Rollin n' scratchin"(4), joué pour la première fois au Trolleybus de Marseille (j'étais là!), qui repousse les limites de la rugosité sonore et maltraite nos tympans jusqu'ici bercés par de la Trance-Goa,
- Le virevoltant "Rock n' Roll", son petit frère rouillé qui, joué en live, nous laisse frissonner en imaginant quelle créature immonde serait capable de pousser ses cris métalliques agonisants,
- Le cultissime "Da Funk" qui joue avec les nerfs de la fabuleuse Roland TB303 pour en tirer un riff acide digne des plus grands Harfloor(5) et dont la rythmique a été honteusement pompée par Mirwaïs pour le "Music" de Madonna,
- Le surprenant "Mothership Reconnection"(6), magnifique reprise qui illustre à merveille l'utilisation abusive des filtres qui a fait la renommée des Daft,
- Le délirant "Harder Better Faster Stronger" qui optimise l'emploi du Vocoder pour faire de la voix des Daft un véritable instrument jazzy.
Au final, même si on peut sourire du délire théâtral qui met en scène l'apparition des têtes de chiens puis des casques de robots visant à cacher l'identité des 2 compères, pourtant connue des technoguys de la première heure grâce à quelque ancienne interview à visage découvert pour Coda ou Out Soon, il est de bon ton de reconnaître que Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem Christo ont révolutionné la techno des années 90 et quasiment inventé la French Touch avec leur travail pour Bob Sinclar (celui d'y'a longtemps, qui a entubé Bangalter avec "Gym Tonic"(7)…), leurs labels Roulé et Cridamoure ou encore le projet Stardust (vous savez le "music sounds better with you… baby!"); ce qui a finalement permis d'exporter une autre musique électronique que celle de Jean Michel Jarre (détrompez-vous, j'eus écouté sa musique).
Dernier souvenir mémorable lié aux punks idiots : la paralysie du Club 88 à l'écoute des premières minutes de "Da Funk", distillées par Manu Le Malin après un set lamentable d'un Garnier en petite forme, suivie de l'extase sans nom provoquée par l'explosion du riff acide. Inoubliable. J'en ai encore la chair de poule.
Stay tuned.
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(1) Technicien-réalisateur sur le 88.8fm marseillais en 1997-98.
(2) Les Captain'Choc de Vandamme, gâteaux aux pépites de chocolat, ont depuis malheureusement disparus.
(3) La TB303 est un instrument de la firme Roland créé à l'origine pour accompagner les guitaristes qui jouaient en solo en leur permettant de créer une ligne de basse. La machine fut détournée de son utilisation initiale grâce à sa capacité à produire un son très caractéristique en haute fréquence : le son acide, rapidement démocratisé par des artistes comme Phuture.
(4) Le morceau "Rollin n' Scratchin" est rapidement devenu un classique, à la fois dans les raves (joué en 33t/pitch+1) et dans les free-parties des Spiral Tribes (joué en 45t/pitch+6!).
(5) Hardfloor est un groupe de musique électronique allemand formé en 1991 par Oliver Bondzio et Ramon Zenker, maîtres incontestés de la TB303 (le morceau "Lost in the Silver Box", en référence à la couleur de l'instrument, requiert en live l'utilisation simultanée de 4 TB303!
(6) Remix du "Mothership Reconnection" de Scott Grooves feat. Parliament Funkadelik.
(7) la rumeur voudrait que "Gym Tonic" ait été composé par Thomas Bangalter et offert à Bob Sinclar pour figurer au sein de son album "Paradise", mais en aucun cas pour être diffusé en single… quand on connaît le succès du morceau, on imagine la contrariété de son créateur.
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lundi 31 mars 2008
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dimanche 30 mars 2008
plein le dos...
Pourtant, se cantonner à Windows, sur un PC, c'est un peu se contenter de boire du Bordeaux Supérieur. On risque de passer à côté d'excellents petits producteurs qui offrent des produits tout aussi délectables et bien plus accessibles pour le porte-monnaie. C'est le cas des distributions Linux, qui proposent une série d'AOC d'excellente qualité, dont le fameux Ubuntu, ambassadeur tribal du pingouin, parmi les Mandriva, Fedora et autres Gentoo. Outre sa gratuité et la possibilité de test en "live" sans installation, Ubuntu nous propose une alternative réelle à Windows : une navigation simple et intuitive, une interface personnalisable à souhait et un système d'acquisition de logiciels particulèrement bien pensé, que se partagent toutes les solutions Linux. Après quelques jours d'utilisation, je reconnais qu'en étant loin de ce que peut offrir Windows, on évolue agréablement dans un environnement épué mais convivial, amplement suffisant pour une utilisation personnelle. On appréciera l'utilisation de Firefox et Thunderbird dans leur environnement natif, ainsi qu'une foule de petits logiciels libres, méconnus, même s'ils existent en version Windows.
Malheureusement si le noyau Linux a la réputation d'être stable, j'ai eu l'occasion de noter quelques ralentissements, assez désagréables [sans pour autant finir face au "blue screen of death" bien connu des windosiens] et très récemment, une paralysie totale de la souris, irrémédiable et définitive. Quelques problèmes de taille de police aléatoire sur les titres de fenêtre viennent finir de noircir le tableau. Autre inconvénient de taille, on se retrouve privé de quelques logiciels phares, non disponibles en version gratuite et libre, comme les magnifiques rejetons d'Adobe que sont Photoshop, Illustrator, InDesign, Flash et Dreamweaver (via Macromedia). Car quoique qu'on en dise, The Gimp ne remplace pas son équivalent hors de prix. On restera indulgent sur les outils de bureautique classique comme la suite OpenOffice, qui offre des logiciels tout à fait utilisables, et capables de générer des formats compatibles avec le reste des logiciels existants et d'exporter en pdf.
Apple semble donc être la seule alternative efficace au monople de Windows. Comment dénigrer le Cru Tiger du Domaine Macintosh, aux saveurs de pomme verte ? Rond en touche, toutes griffes dehors, cet ancêtre de Windows traverse le temps sous diverses formes sans perdre de son tempérament. Stable et accueillant pour la plupart des logiciels suscités, il a l'unique inconvénient, malheureusement pas des moindres, d'obliger son utilisateur à changer de machine. Sacrifice auquel je consens, tant ces machines sont magnifiques, malgré leur prix qui l'est tout autant. En attendant, je continue mon exploration d'Ubuntu, qui finalement possède l'avantage majeur ayant motivé l'éviction de Windows sur mon PC, de faire fuir les virus en tous genres. Sir Macintosh me fait de l'oeil, mais il devra attendre que mon compte en banque se renfloue...
Edit : suite à un plantage sévère ayant quelques conséquences sur la mise en page de ce blog, je ne suis plus trop sûr de tous les éloges sur Ubuntu... Je cours sur le site de la Fnac pour commander mon IMac!
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